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Promenades japonaises

Dessin Félix Régamey Préface Hervé Beaumont

« J’aurai pour le Japon un passeport diplomatique et une mission du gouvernement me chargeant d’étudier les religions de l’Extrême-Orient. Vous voyez qu’un dessinateur m’est indispensable. Tâchez d’être mon compagnon, nous passerons ainsi dix mois qui éclaireront tout le reste de notre vie.» L’industriel Émile Guimet convaincra sans trop de difficultés Félix Régamey, talentueux illustrateur passionné par le Japon, et, comme il le pressentait, ce voyage réalisé en 1876, bouleversa le cours de leurs existences.

59,00

« J’aurai pour le Japon un passeport diplomatique et une mission du gouvernement me chargeant d’étudier les religions de l’Extrême-Orient. Vous voyez qu’un dessinateur m’est indispensable. Tâchez d’être mon compagnon, nous passerons ainsi dix mois qui éclaireront tout le reste de notre vie.»L’industriel Émile Guimet convaincra sans trop de difficultés Félix Régamey, talentueux illustrateur passionné par le Japon, et, comme il le pressentait, ce voyage réalisé en 1876, bouleversa le cours de leurs existences.
Fruit de la collaboration des deux hommes, Promenades japonaises, paru en deux tomes en 1878 et 1880, narre par le détail leur voyage et ses péripéties, l’étonnement et l’admiration des deux Occidentaux pour le monde nippon, jusqu’alors très fermé, et donne à lire de grands mythes japonais.

Cette première réédition jamais réalisée conserve le format et la mise en page des ouvrages d’origine, respectant le très beau travail d’illustration réalisé par Félix Régamey.


Date de parution : 2017
ISBN : 9782915398168
176 illustrations & 52 lettrines illustrations
1900 g
20 x 28 cm
576 pages

Thème(s) : Guimet | Japon | récit de voyage | voyage

Émile Guimet

Doté d’une solide fortune, Émile Guimet (1836-1918) aurait pu mener une vie d’industriel rangé. Il préfère ajouter à la gestion de l’usine paternelle près de Lyon ses propres passions, la musique – il compose – et l’étude des religions, à laquelle il se consacre à partir de 1865, à la suite d’une visite au musée du Boulaq, au Caire. De retour en France après son séjour au Japon et de courtes étapes en Chine et aux Indes avec une collection d’objets rituels et de peintures religieuses soigneusement choisis, il s’engage résolument dans la création d’un musée d’un nouveau type, entièrement consacré aux religions. Guimet le conçoit comme un outil pédagogique à même de faire comprendre au public l’importance des religions, vecteur selon lui d’une meilleure connaissance des civilisations. D’abord implanté à Lyon, le musée Guimet sera très vite transféré place d’Iéna, à Paris.


Félix Régamey

Caricaturiste, illustrateur pour la presse, Félix Régamey (1844-1907) mène quant à lui une vie d’artiste à Paris, puis à Londres et aux États-Unis. Son premier contact avec le Japon est très précoce et remonte probablement à 1863, avant l’Exposition universelle de 1867, qui voit la première participation du Japon, et le début de l’engouement du monde occidental pour l’archipel nippon. Régamey s’ingéniera à le faire aimer au travers de sa peinture, ses dessins, ses écrits, et il aura la chance d’y effectuer un second voyage à la fin de sa vie.


Hervé Beaumont

Auteur d’une biographie consacrée à Émile Guimet, Hervé Beaumont a enseigné l’art asiatique à l’École du Louvre et auprès du musée national des Arts asiatiques-Guimet. Grand voyageur, il a également publié plusieurs livres d’art et une dizaine de guides de voyages, essentiellement sur le monde asiatique.


Dans la presse

Industriel, collectionneur, esprit curieux et généreux, Emile Guimet entreprit, en 1876, un tour du monde avec son ami le peintre Félix Régamey et c’est alors qu’il rencontra le Japon. Ce livre merveilleux est le fac-similé soigneux de celui qu’ils publièrent à leur retour, en 1878, augmenté d’une précieuse préface d’Hervé Beaumont.
Télérama

Le Japon va devenir à son tour une destination attirante pour les artistes. Dès lors que les relations diplomatiques ont été solidifiées entre la France et le Japon grâce à l’influence des jurisconsultes français du XIXe siècle, les échanges sont devenus prolifiques. On admirait les fruits de l’artisanat si varié des îles du Soleil-Levant, et, en particulier, les gravures et les tissus. En visitant le pays, l’industriel Emile Guimet –fondateur du musée des religions connu- et son ami, le peintre Félix Régamey, firent en 1876 le plus étonnant des voyages. La reproduction soignée des deux volumes de leurs conjointes Promenades Japonaises (éditions A propos, préface d’Hervé Beaumont) témoigne de leur découverte admirative de cette culture. L’album lui-même est une merveille. Les images de Régamey sont magnifiques, et le texte de Guimet surprend tantôt par sa fraîcheur, tantôt par son enthousiasme, parfois par sa candeur d’Occidental frappé par certains aspects de la vie sociale japonaise. Tandis que les geta, ces socques de bois, persistent dans leur inconfort, sans parler de ces “satanées baguettes”, “Régamey et Wirgman prennent des croquis, à la grande joie des habitants qui semblent tous être de vrais connaisseurs. Parmi les hommes de peine qui s’arrêtent pour donner leur avis, il y en a qui sont tout nus et ont le dos et la poitrine ornés de tatouages artistiques”.
La nouvelle revue littéraire

Avis de lecteurs

Après presque trois siècle d’isolationnisme, l’ouverture des frontières du Japon au début de l’Ere Meiji a amené tout un tas d’occidentaux à venir visiter ce magnifique pays. Nombreux sont ceux qui tirèrent de leur voyage un récit. de ces derniers, j’en ai lu un paquet et si il y a bien une constante chez ces auteurs/touristes de la fin du XIXème siècle c’est cette condescendance et ces a priori de l’ « homme civilisé » face à cette civilisation de barbares. Pierre Loti est un des exemples les plus célèbres. Et c’est là la première surprise de ces « Promenades japonaises ». Son auteur, Emile Guimet, est un japonophile convaincu et regarde le Pays du Soleil levant avec un oeil plein de curiosité, de bienfaisance, en laissant de côté la suprématie supposée de l’Homme blanc. Déjà un bon point ! 

Cette ouverture d’esprit est loin d’être le seul point positif de cet ouvrage. Emile Guimet nous offre un récit de voyage au style familier, plein d’humour (ce qui est surprenant) sans oublier toutefois l’érudition du personnage. En décrivant ce qu’il voit sur le vif amène le lecteur à voyager à ses côtés. Cela rend la lecture extrêmement vivante et passionnante. De plus, il entrecoupe son récit de plusieurs anecdotes historiques, de légendes et autres histoires. 
A cela s’ajoute les superbes illustrations de son compagnon Félix Regamey.

C’est à ce jour le meilleur ouvrage de ce genre qu’il m’ait été de lire. Amoureux du Japon, ce livre est fait pour vous ! 

Acidus sur Babelio