Les Gueules noires - Editions A ProposLes Gueules noires - Editions A Propos

Les Gueules noires

Illustrations de Steinlen Préface Dominique Simonnot Postface Philippe Kaenel

Émile Morel, auteur arrageois désormais complètement oublié, publie en 1907 un texte consacré aux mineurs, au titre évocateur, Les Gueules noires. Dans une composition parfaitement construite, sept récits montés en kaléidoscope emmènent le lecteur sur le carreau de la fosse, dans le coron et l’estaminet, au plus près d’un mineur, d’une jeune trieuse, d’une veuve ou d’un patron. Peu à peu, au fil de la lecture, sans aucun élément chronologique, ni référence géographique, le lecteur, immergé dans un monde d’une dureté à peine imaginable, est gagné par l’émotion. La mort, la maladie, l’exploitation des hommes sont omniprésentes. Un texte noir très juste.
Sélection TÉLÉRAMA Noël 2021

20,00

Émile Morel, auteur arrageois désormais complètement oublié, publie en 1907 un texte consacré aux mineurs, au titre évocateur, Les Gueules noires. Dans une composition parfaitement construite, sept récits montés en kaléidoscope emmènent le lecteur sur le carreau de la fosse, dans le coron et l’estaminet, au plus près d’un mineur, d’une jeune trieuse, d’une veuve ou d’un patron. Peu à peu, au fil de la lecture, sans aucun élément chronologique, ni référence géographique, le lecteur, immergé dans un monde d’une dureté à peine imaginable, est gagné par l’émotion. La mort, la maladie, l’exploitation des hommes sont omniprésentes. Un texte noir très juste.
Les Gueules noires paraît peu après la catastrophe de Courrières, la deuxième catastrophe minière de tous les temps qui fit 1099 morts en 1906. Il est magistralement accompagné de 16 lithographies hors texte et de 41 dessins par Théophile Steinlen, illustrateur plein d’empathie pour la classe ouvrière et les gens du peuple.

Avant-propos de Dominique Simonnot, auteure de l’ouvrage Plus noir dans la nuit, La Grande Grève des mineurs de 1948, paru en 2014.
Postface par Philippe Kaenel, historien de l'art, spécialiste de Steinlen.

 

Sélection TÉLÉRAMA Noël 2021


Date de parution : 2020
ISBN : 9782915398205
57 illustrations
16 lithographies pleine page et 41 gravures et dessins
14 x 20 cm
280 pages

Thème(s) : catastophe minière | Courrières | Dessins | Lithographies | mine | mineur

Émile Morel

Émile Morel, auteur arrageois désormais complètement oublié, publie en 1907 un texte consacré aux mineurs, au titre évocateur, Les Gueules noires.


Dominique Simonnot

Dominique Simonnot est journaliste au Canard enchaîné, où elle tient une chronique judiciaire : Coups de barre. Elle est auteure de l’ouvrage Plus noir dans la nuit, La Grande Grève des mineurs de 1948, paru en 2014 chez Calmann-Lévy, retraçant le long combat des mineurs grévistes pour faire reconnaître leurs droits, de 1948 à 2011.


Philippe Kaenel

Philippe Kaenel est professeur d’histoire de l’art contemporain à l’Université de Lausanne. Ses travaux portent sur l’illustration, la caricature, la bande dessinée, l’affiche et la photographie. Il a notamment été co-commissaire de l'exposition "Théophile-Alexandre Steinlen (1859-1923). L’œil de la rue", présentée en 2008-2009 à Lausanne au musée cantonal des Beaux-Arts, et à Bruxelles au musée d’Ixelles.


DANS LA PRESSE

Télérama – Sélection Beaux livres 2021
« À L’occasion de l’adaptation de Germinal d’Émile Zola par France Télévisions, cette réédition des huit récits d’Émile Morel, parus en 1907, tombe à point. La vie des mineurs de fond, leur quotidien, les catastrophes et les luttes pour tenter d’améliorer les conditions de travail.
Avec les superbes dessins de Steinlen »

Diana Cooper-Richet, historienne et chercheur au centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines dans The Conversation au sujet de notre réédition des Gueules Noires d’Émile Morel :
« Une très belle réédition de l’ouvrage d’Émile Morel »
« Abondamment et puissamment illustré par l’artiste suisse Théophile Steinlen, il méritait tout à fait d’être de nouveau mis à la disposition des lecteurs […] »

François André dans la revue Toudi :
« La nouvelle édition des Gueules noires contient une intéressante contribution de l’historien de l’art Philippe Kaenel qui définit ainsi le choix esthétique de Steinlen : « privilégier les hommes et les femmes oppressées ou en souffrance par rapport à l’action et, surtout, ne représenter que ce dont il est le témoin empathique ». »

Frédéric Thomas dans Dissidences
« Les Gueules noires, à travers une mosaïque de récits qui sont autant de scènes, dessine le paysage d’une région minière au début du XXe siècle. En quelques pages, l’éditrice, Myriam Degraeve revient succinctement sur l’auteur, qui « a laissé très peu de traces dans le panorama littéraire », et l’histoire du livre. »

F. Leparmentier dans Geochronique
« Les éditions À Propos rééditent le livre d’Emile Morel, Les Gueules Noires, paru en 1907, un an après le drame de Courrières, du nom de la compagnie minière exploitante, qui entraîna la mort de 1099 mineurs le 10 mars 1906 dans le bassin houiller du Nord-Pas-de-Calais. »

Dans La voix du Nord
« On constate que le monde de la mine est toujours aussi violent, brutal. C’est ce livre que les éditions À Propos ont décidé de sortir de l’oubli. Ces textes mais aussi les 41 dessins et 16 lithographies de Steinlen qui l’accompagnent. »

Philippe Allienne dans Liberté Hebdo
« Myriam Degraeve (éditions À Propos) a eu l’excellente idée de republier, 113 ans après, Les Gueules Noiresd’un auteur arrageois aujourd’huii oublié, Emile Morel. Et comme cette jeune maison est spécialisée dans les livres consacrés à l’art, l’histoire de l’art et au patrimoine, cet ouvrage est accompagné de 16 lithoragpgies hors texte et 41 dessins de l’illustrateur anarchiste Steinlen. »

AVIS DE LECTEURS

« Très belle réédition d’un recueil de sept nouvelles paru en 1907, superbement illustré à l’époque par l’artiste suisse Steinlen, et augmenté aujourd’hui d’images de la catastrophe de Courrières. Morel, écrivain oublié, a un style aussi réaliste que délicat, et les récits qui ouvrent et closent l’ouvrage, respectivement « La Paye » et « Veuve », sont extraordinaires. Comme il était introuvable à un prix raisonnable, cela valait la peine. » – Florestan