La fraîcheur d’un bosquet de bambou, le combat d’une grenouille et d’une mante, un coucou et des pivoines... Lafcadio Hearn n’a jamais été aussi heureux que dans son jardin japonais, se délectant des faits et gestes de son petit peuple. Dans ce recueil de sept récits éblouissants, il nous entraîne également dans une foire aux fantômes, sur les côtes nipponnes, dans ses pérégrinations à la recherche de Bouddha ; il donne chair à des personnages particulièrement attachants, une ancienne danseuse, un humaniste fait dieu, ou encore une chanteuse aveugle.
De son jardin japonais, Lafcadio Hearn donne à voir et à comprendre les traditions et croyances... et un peu de l’âme japonaise.
Récits
La chanteuse des rues
Jizô
Dans un jardin japonais<span
Une danseuse
Fantomes et lutins
À Yaizu
Un dieu vivant
Autre recueil de Lafcadio Hearn publié dans la même collection : Sur le Mont Fuji
Date de parution : 2025
ISBN : 9782915398250
58 illustrations estampes japonaises en couleur
12,5 x 17 cm 256 pages
Thème(s) : Art japonais |
Estampes japonaises |
Japon |
Paysage |
Récit de voyage |
Voyage
Tombé sous le charme de l’archipel nippon, Lafcadio HEARN (1850-1904), journaliste et écrivain irlandais reconnu, s’y installe en1890, et prend la nationalité japonaise – fait rare pour l’époque –, sous le nom de Koizumi Yakumo. De son lointain Japon, il envoie régulièrement aux journaux occidentaux des chroniques de voyage. Avec l’aide de son épouse japonaise, il transcrit également de nombreux contes sur le point de disparaître, participant ainsi à leur sauvegarde.
Si les livres consacrés aux yôkai et autres créatures fantastiques puisent aujourd’hui largement dans ses recueils, ses autres écrits consacrés au Japon – récits de voyage, contes philosophiques – restent peu connus en France.
De mère britannique et de père belge, Mary Cécile Logé (1887-1949) a traduit sous le pseudonyme de Marc LOGÉ de nombreux auteurs anglo-saxons, et la majeure partie des recueils de Lafcadio Hearn.
Clémence RAYNAL (1849-1945) a traduit les deux premiers recueils de Lafcadio Hearn publiés en France, sous le nom de Madame Léon Raynal.
DANS LA PRESSE
Sophie Viguier pour Idees Japon
Après Sur le mont Fuji, les éditions À propos consacrent un nouveau « beau livre de poche » au célèbre écrivain gréco-irlandais, parti au Japon à la fin du xixe siècle pour ne plus en revenir. Sens de l’observation, poésie de la description, douceur de la narration, caractérisent ces sept récits comme autant d’univers dépeints ou rêvés qui témoignent de la profonde compréhension de l’archipel que cet Occidental marié à une Japonaise a acquise sur les dernières années de sa vie. Des récits parsemés, comme une évidence, de 58 estampes de nombreux artistes des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.
Florent Gorges pour Zoom Japon
Écrivain et journaliste irlandais, Lafcadio Hearn (1850-1904) fut l’un des grands passeurs culturels entre le Japon traditionnel et l’Occident, à une époque charnière marquée par les bouleversements de l’ère Meiji. Lorsqu’il découvre l’archipel à la fin du XIXᵉ siècle, Hearn tombe immédiatement sous le charme : du pays, de sa culture, mais surtout de son peuple. Cette fascination ne le quittera plus et c’est même au Japon qu’il terminera sa vie.
Journal après journal, article après article, il consigne avec une attention quasi obsessionnelle ses observations du quotidien japonais : scènes de rue, visites de temples et de sanctuaires, fêtes populaires — les fameux matsuri — qui scandent alors la vie sociale. Si Hearn demeure aujourd’hui principalement associé à son travail de transmission du folklore nippon, notamment à travers ses écrits consacrés aux yôkai et aux croyances populaires, ses carnets les plus intimistes, centrés sur la vie ordinaire des Japonais, constituent une source ethnologique d’une valeur inestimable.
Les Éditions À Propos ne s’y sont pas trompées. En novembre 2025, elles publient Dans un jardin japonais, deuxième recueil de souvenirs et d’expériences de Hearn après Sur le mont Fuji (printemps 2025). L’ouvrage privilégie des récits courts et sensibles, décrivant avec une bienveillance et une poésie rares les gestes, les habitudes et les existences d’un Japon désormais disparu. Certes, certaines descriptions — d’objets ou de jardins — pourront paraître un peu longues, presque zoliennes. Mais l’essentiel est ailleurs : dans cette capacité intacte à émerveiller et à émouvoir, à faire surgir des scènes de rue intemporelles et des figures humaines hautes en couleur, toujours profondément attachantes.
Au final, Dans un jardin japonais s’impose comme une lecture aussi dépaysante qu’enrichissante, vivement recommandée à tous ceux qui souhaitent plonger dans un Japon en pleine mutation, dont il ne subsiste aujourd’hui que des traces et des ombres. La qualité du papier et la beauté des estampes choisies pour illustrer l’ouvrage ne font que renforcer l’envie de s’y attarder encore, et de redécouvrir ce Japon qui fascinait déjà, il y a près de cent cinquante ans